‹ Chansons de BérangerChapitre 171 sur 307 · LES CAR · texte numérisé non relu

LES CAR

Aie : On 4i1 parioat qu« je suis bête.

Béni sois-tu , vin détestable !

Pour moi tu n’es point redoutable ,

Bien qu’au maître de ce banquet Des flatteurs vantent ton bouquet.

Arrose dune, fade piquette.

Les fleurs peintes sur mon assiette.

Vive le vin qui ne vaut rien !

Notre santé s'en trouve bien.

Car, si tu m’invitais à boire.

Bientôt je perdrais la mémoire Du docteur qui me dit toujours :

■ Pour vous c’est assez dos amours.

• Chantez Bacebus, ainsi qu’un prêtre

• Parle des dieux sans les connaître. •

Vive le vin qui ne vaut rien !

Notre belle s’en trouve bien.

Car, 8Î tu portais à l’ivresse.

Certaine Esjjagnole en détresse Çe soir pourrait bien , je le sens , Mettre à sec ma bourse et mes sens.

Et Lisette, qui tient ma caisse, Aurait à souffrir de la baisse.

Vive le vin qui ne vaut rien !

Notre raison s’eu trouve bien.

Car, si tu réchauffais nia veine, Armé de vers forgés sans peine , Tout en chanlaut je tomberais Peut-être au milieu d’un congrès.

Puisj’iraîs, pour démagogie ,

En prison terminer l’orgie.

Vive le vin qui ne vaut rien!

■ Notre gaîté s’en trouve bien.

Car en prison l’on ne rit guère.

Mais, vin, à qui je fais la guerre.

Tu disparais, et sous mes yeux Mousse un nectar digne des dieux.

Au risque d’une catastrophe , Versex*m’en , je suis philosophe.

Verse* ! verses ! je ne crains rien.

Du bon vin je me trouve bien.

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