LES CAR
Aie : On 4i1 parioat qu« je suis bête.
Béni sois-tu , vin détestable !
Pour moi tu n’es point redoutable ,
Bien qu’au maître de ce banquet Des flatteurs vantent ton bouquet.
Arrose dune, fade piquette.
Les fleurs peintes sur mon assiette.
Vive le vin qui ne vaut rien !
Notre santé s'en trouve bien.
Car, si tu m’invitais à boire.
Bientôt je perdrais la mémoire Du docteur qui me dit toujours :
■ Pour vous c’est assez dos amours.
• Chantez Bacebus, ainsi qu’un prêtre
• Parle des dieux sans les connaître. •
Vive le vin qui ne vaut rien !
Notre belle s’en trouve bien.
Car, 8Î tu portais à l’ivresse.
Certaine Esjjagnole en détresse Çe soir pourrait bien , je le sens , Mettre à sec ma bourse et mes sens.
Et Lisette, qui tient ma caisse, Aurait à souffrir de la baisse.
Vive le vin qui ne vaut rien !
Notre raison s’eu trouve bien.
Car, si tu réchauffais nia veine, Armé de vers forgés sans peine , Tout en chanlaut je tomberais Peut-être au milieu d’un congrès.
Puisj’iraîs, pour démagogie ,
En prison terminer l’orgie.
Vive le vin qui ne vaut rien!
■ Notre gaîté s’en trouve bien.
Car en prison l’on ne rit guère.
Mais, vin, à qui je fais la guerre.
Tu disparais, et sous mes yeux Mousse un nectar digne des dieux.
Au risque d’une catastrophe , Versex*m’en , je suis philosophe.
Verse* ! verses ! je ne crains rien.
Du bon vin je me trouve bien.