‹ Chansons de BérangerChapitre 180 sur 307 · LA MAISON DE SANTÉ · texte numérisé non relu

LA MAISON DE SANTÉ

k VIDAMB a..,, POO. Lk BiINT-PBi. , lOOK DI li PfiTI.

Àia du Ménage de garçon.

Naguère en un royal hospice.

J'allais subir les soins de l’art.

Esculape me fut propice.

Je bénis cet heureux hasard, (bis.)

Mais l’Âroitié , toujours craintive ,

Me dit : « Point de sécurité I Un quiproquo bien vite arrive.

Change de maison de santé, s [hit.)

h. R... elle me transporte.

Je me sens mieux en avançant.

La Bienfaisance est sur la porte ,

Le Malheur salue en passant.

Là , Jeannette est supérieure,

£t le ciel üt de sa bonté La lampe qui brûle à toute heure Dans cette maison de santé.

Molière a terminé sa vie Entre deux sœurs de charité :

Or, quand Jeanne fait œuvre pie,

C’est un rendu pour un prêté.

De Thalie elle fut tourière Aven talent , grâce et beauté ,

Et la suivante de Molière Fonde une maison do santé.

L’Amitié seule y donne place ;

Moi, j'en ai fait mon Hôtel-Dieu.

Infirmiers, remplisses ma tasse.

C’est aujourd'hui le saint du lieu.

■ Quand il s'agit de fêter Jeanne ,

Mon seul régime est la gaîté.

Je veux m'enivrer de tisane .

Dans celte maison de santé.

LA BOISrVE MAMAN.

CODPT.VTS 4 Vnt DAMS DI TRBRTI AHS , QVI 1*40X101 4PPBLAIT 14 CBARD* uàlB.

Ata : J*étau bon chaaeur aulrtfoit.

Au dire du proverbe ancien , .

L’amitié ne remonte guère.

Bon petit>filf, je n’en croit rien Quand je pense à tous, ma grand* mère.

Ces titres, quelquefois si doux.

Tous paraîtraient-ils insipides?

Bonne maman , consoles-Tous ;

Vous n*arex point eneor de rides.

L*âge a-t-il éteint ros désirs?

Blâmex-Tous les tendres chimères?

Censurer les plus doux plaisirs Est le plaisir de nos grand* mères.

Les ans font-ils neiger sur nous , '

A nos jeux tout se décolore.

Bonne maman , consolex-rous;

Vous ne blanchissex point encore.

L’Amour a peur des grand* mamans , Hais, à prix d'or, combien de vieilles Ont à leurs gages des amants Dont les missives font merveilles !

On sait, pour lire un billet doux ,

Quel moyen prennent ces coquettes.

Bonne maman, eonsolex-vous;

Vous lisex encor sans lunettes.

Quoi ! sans rides , sans cheveux blancs , Et sans lunettes à votre âge !

Voyons si vos genoux tremblants Des ans n’attestent pas l’outrage.

Oui , je vois trembler vos genoux ,

Que l’Amour tendrement caresse.

Bonne maman, eonsolex-vous;

Prenex un bâton de vieillesse.

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