‹ Chansons de BérangerChapitre 231 sur 307 · LES LUTINS DE MÔNTLHÉRI · texte numérisé non relu

LES LUTINS DE MÔNTLHÉRI

Ain^ C« »oir-là $ou$ son vmbragfit

A pied, la nuit, 'en voyage.

Je m'étais mis ài'abri

.. Contre le Tent et l'orage ,

Dans la tour de Monllfaéri.

Je chantais, lorsqu'un long rire D’épouvante m’a glacé ;

Puis tout haut j’entends dire:

Notre régne est passé.

• Des Follets brillent dans Tombre ,

Et la voix que j’entendais

Se mêle aux cris d’un grand nombre De lutins, de farfadets.

Au bruit d’une aigre trompeltei Le sabbat a commencé.

Plus hautia voix répète:

Notre règne est passé.

tNon , dit la voix , plus de f^tes!

• Esprits, vite, délogeons.

• La Raison, par ses conquêtes,

• Nous bannit des vieux donjons.

• Le monde a changé d’oracles;

• Nos prodiges ont cessé.

» L’homme fait les miracles;

• Notre règne est passé.

> Nous donnâmes à la Grèce

• Ces dieux créés pour les sens,

• Dont l’éternelle jeunesbe

• Virait de fleurs et d’encens.

■ Dans la Gaule encor saurage

• Pour nous lo sang fut versé. ^

• Hélas.’ même au village,

• Notre règue est passé.

• On nous riti sous voâ trophées ,

• Paladins e| troubadours «

• Enchaîner aux pieds des fées

• Les rois, les saints , les Amours

• La magie à notre empire

• Soumit le ciel courroucé.

• Des sorciers j’entends rire;

•Notre règne est passé.

• La Raison nous exorcise;

•Esprits , fuyons sans retour. •

La voix se tait... O surprise !

J’ai cru voir crouler la tour.

De leur retraite chérie

Tous ont fui d'un vol pressé.

Au loin la voix s'écrie :

Notre régne est passé.

Mu»ei»e»siaea'e’»ei»e«ee-»e»fl»a#»»B»e»eeeee»»e»S»»

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