‹ Chansons de BérangerChapitre 232 sur 307 · LA COMÈTE DE · texte numérisé non relu

LA COMÈTE DE

Aia : A ioixanf an$,it ne faut pat remettre»

Dieu contre nous envoie une comète ;

A ce grand oboc nous n’éobapperons pas.

Je sens déjà crouler notre planète , L’Observatoire y perdra ses compas, (bie.) Avec la table adieu tous les convives!

Pour peu de gens le banquet fui joyeux. ( tis.) Vite à cobfesse allex, âmes craintives.

Finissons-en, le monde est ussex vieux.

Le moude est assci vieux. ( bis.)

Oui, pauvre globe , égaré dam l'espaee , Embrouille enCn t«a nuits avec tes jours {

Et , cerf-volant dont la ficelle caue.

Tourne en tombant, tourne et tombe toujours. Va, franchissant des routes qu^on ignore, Contre un soleil te briser dans les cieuz.

Tu l'éteindrais, que de soleils encore!

Finissons-en, etc.

N*est-on pas las d'ambitions vulgaires,

De sots parés, de pompeuz sobriquets,

D’abus , d'erreurs, de rapines, de guerres.

De laquais rois, de peuples de laquais? N’est-on pas las de tous uos dieuz de plâtre : Vers l’avenir las de tourner les yeuz?

Ah ! c'en est trop pour si petit théâtre. Finissons-en , etc.

Les jeunes gens me disent: Tout chemine {

A petit bruit chacun lime ses fers.

La presse éclaire et le gaz illumine ,

El la vapeur vole aplanir lés mers.

Vingt ans au plus, bon homme, attends encore, L’oeuf éclora sous on rayon des cieux.

Trente ans, amis, j’ai cru le voir éclore. Finissons-en , etc.

Bien autrement je parlais, quand la vie Gonflait mon cœur et de joie et d’amour. Terre, disais-je, ah! jamais ne dévie Du cercle heureux où Dieu sema le jour, liais je vieillis, la beauté me rejette;

Ma voix «'éteint, plus de concertt joyeux. Arrive donc, iraplucablo comète.

PiuissonS'Cii > le monde est assex vieux,

Le monde est assex vieux.

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