‹ Chansons de BérangerChapitre 69 sur 307 · LE BEDEAU · texte numérisé non relu

LE BEDEAU

Air : Sen$ devant derrière, sen$ de$$ut des$au$.

Pauvre bedeau, inêlicr «Tenfer!

La grand’nieiae aujourd’hui me damue.

Pour me régaler du plus cher.

Au bon coin tu’aUend dame Jeanne:

Voici l'heure du rciides'TOUs ;

Mais nos prêtres s'endorment tous.

Ahl maudit soit notre curé I Je vais, sacristie I Manquer la partie.

Jeanne est prête et le vin tiré.

Ils miisa sil, monsieur le curé !

Nos eufans de chœur, j’en réponds, Devinent ce qui me tracasse :

Dépêchez-vous, petits fripons ,

Ou vous aurez des coups de masse !

Chantres, c’est du vin à dix sous;

Chantez pour moi comme pour vous.

Mais maudit soit notre curé 1 Je vais, etc.

Notre Suisse , allongez le pas ;

Surtout faites ranger ces dames.

La quête ne flnira pas :

Le vicaire lorgne les femmes:

Ahl si la gentille Babet

Pour ae confesser Pattendait...

Mais niaudit soit notre curé I Je Tais, etc.

Curé, songes A la Saint- Leu :

Ce jour-Ià tous dinies en Tille;

Quel train tous nous menies, morbleu!

On passa presque l’èTangîle.

En faTeur de Totre bedeau,

Sautez la moitié du Credo.

Mais maudit soit notre cui él Je Tais, sacristie 1 Manquer la partie.

Jeanne est prête et le Tin tiré.

Ile mina e$t, monsieur le curél

aeaaess4»a'e*Bsai»wiia«i»«*... , . rnsneinniauim

JEAiMNETTE.

Âia :

Fi dea coquettes maniérées I Fi des bégueules du grand ton!

Je préfère à ces mijaurées Ma Jeannette, ma Jeannetoii.

Jeune, gentille et bien faite ,

Elle est fraiehe et rondelette;

Son œil noir est pétillant.

Prudes, tous dites sans cesse Qu’elle a le sein trop saillant:

C’est pour ma main qui le presse

Un défaut bien attrayant.

Fi des coquettes j etc.

Tout son charme est dans sa grâce Jamais rien ne l’embarrasse.

Elle est bonne et toujours rit|

Elle dit mainte sottise (

A parler jamais n’apprit |

Et cependant) quoi qu’on dise, Ma Jeannette a de l’esprit.

Fi des coquetteS) etc.

A table , dans une fête.

Cette espiègle me tient tetc Pour les propos libertins.

Elle a la toix juste et porc ,

■ Sait les plus joyeux refrains; Quand je l’en prie-, elle jure :

Elle boit de tous les rins.

Fi des coquettes, etc.

Belle d’amour et de joie ,

Jamais d’une riche soie Son corsage n’est paré;

Sous une toile proprette Son triomphe est assuré t Et, sans nuire à sa toilette ,

Je la chiffonne à mon gré.

Pi des coquettes , etc.

La nuit tout me favorise ;

Point de voile qui me nuise.

Point d’iuutilcs soupirs.

Des deoz maint rt de la bouche Elle alliie Ict détirt,

El rompit TÎngt fois ta couche Daiit Tardeur de nos plaisirs.

Fi dft coquette^ inantéréet !

Fi det hégueulet du grand ton !

Je préfère à cet mijaurées M a Jcannelle, ma Jeannctoii.

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