‹ Chansons de Botrel pour l'école et le foyer [microforme]Chapitre 41 sur 62 · LE COUTEAU · texte numérisé non relu

LE COUTEAU

Musique de THÉoDoRE BOTREL, % sombre et las

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mi - ches— Où planter leurs…couteaux 1!!!

—“Mon bon Monsieur, je suis trop gueux ; Qué gâchis vous ferais- -Je !

Je suis pieds-nus, sale et boueux Et tout couvert de neige!

—Mon pauvre ami, quitte bien vite Tes hardes en lambeaux ;

Pouille-moi ce tricot, de suite Chausse-moi ces sabots !”?

—“De tant marcher à l’abandon J'ai la gorge bien sèche:

Mon bon Monsieur, baïillez-moi donc Un grand verre d’eau fraiche!

—L/eau ne vaut rien lorsque l’on tremble Le cidre... gnère mieux; Mon bon ami, trinquons ensemble ; Goüte-moi ce vin vieux !”

—“Mon bon Monsieur, on ne m’a rien

Jeté, le long des routes; Je voudrais avec votre chien Partager deux, trois croûtes!

Si, depuis ce matin, tu rôdes, Tu dois être affamé; Voici du pain, des crêpes chaudes, Voici du lard fumé!”

—“Chassez du coin de votre feu Ce rôdeur qui n’en bouge:

Etes-vous “Blanc”? êtes-vous “Bleu”?

Moi, je suis plutôt “Rouge”!

—Qu'importe ces mots: République, Commune ou Royauté:

Ne mêlons pas la Politique Avec la Charité!”

Puis, le Métayer s’endormit, La mi-nuit étant proche...

Alors, le vagabond sortit Son couteau de sa poche, L'ouvrit, le fit luire à la flamme, Puis, se dressant soudain, Il planta sa terrible lame Dans... la miche de Paini

Au matin-jour, le gueux s’en fut, Sans vouloir rien entendre...

Oubliant son couteau pointu Au milieu du Pain tendre...

Vous dormirez en paix, Ô Riches! Vous et vos Capitaux,

Lorsque les gueux auront des miches Où planter leurs couteaux!!!

QUEQU’'S RENSEIG'MENTS ?

(Chanson Rustique)

Musique de THÉonoRe BOTREL, Allegretto

MonsieurlSocia . lis-te,Jtroisà vosbonsse

somme, D'm'éclai.rer,chemiin fai . sant, Car vous

n'suis qu'un pauviyé ‘ éanv/

Vous m'traitez d’être servile, Courbé sous l’joug des seigneurs ; Vous m'dit’s de v’nir à la Ville Oùsque les gains sont meilleurs...

Dam”! ma foi, je n’puis vous l’taire, Ça m'irait d’êtr’ pus heureux...

Mais qui donc soign’ra la Terre Quand y'aura pus d’laboureux ?

Dit’s qui donc soign’ra la Terre Quand y-aura pus d’laboureux ?

Pour noyer quelque déboire Souvent — dit’s la vérité —

Vous ne dédaignez pas d’boire

Un’ bouteille... à not’santé!

Mais boir’ du vin c’est indigne:

C'est boir’ la sueur de nos fronts...

Puis, qui donc taill’ra la Vigne Quand il n’y aura pus d’Vign’rons?

Dit’s qui donc taill’ra la Vigne Quand il n’y aura pus d’Vign’rons?

Qui donc moudra vot’ farine

Quand il n’y aura pus d’meuniers ?

Comment f'ra-t-on vot’cuisine Quand n’y-aura pus d’charbonniers ?

Pour vous loger, vous, les vôtres, Qui donc qui f’ra des maisons ?

Franch’ment, ça s’ra-t-il vous autres,

Vous qu’êt’s tous des franc... maçons?

Vous m’fait’s rigoler, vous autres, Qui n'êt's pas pus francs qu'maçons!

D'vant un prêtr’ votre œil s'allume:

Vous le regardez d'travers,

Vous qui voulez, d’un trait d'plume, Rayer Dieu de l'Univers;

Bon! tout s’est fait seul : les Plaines, Les Mers, les Soleils de feu...

Mais qui m’consol’ra d’mes peines Quand il n’y-aura pus d'bon Dieu ?

Dit’s, qui m'consol’ra d’mes peines Quand il n’y-aura pus d’bon Dieu?

Vous criez, d’un air terrible,

La voix pleine de rancœurs,

Qu’la Guerre est un’ chose horrible Dont saign’nt même les Vainqueurs!..… J'dis comm’ vous, moi, sans ment’rie, Surtout d’puis qu’ j'ai des p'tits gâs.….

Mais qui garé’ra la Patrie

Quand il n’y-aura pus d’soldats P

Dit’s, qui gard’ra la Patrie

Quand il n’y-aura pus d’soldats ?

Allons, merci d’vos Lumières !

Sans rancune aucune, adieu!

J'gard’ vos Journaux incendiaires. … Pour en allumer mon feu ;

J'y ferai cuir’ mes pois-chiches

En r'disant à mes p'tits fieux :

Sur Terre faut qu’y ait des Riches Et qu’y ait des malheureux,

Car si y-avait pus qu'des Riches.…..

Y-aurait pus qu’des malheureux!

en.

À = dieu,mon Y .

en chan. tant,

Musique de THéoporg BOTREL,

rues S SA.dieu, wère!

ja

Versies

H El d Es d o o el

ment!

Ohé! petit bleu! Vite à l'œuvre!

n hâte apprends ton dur métier !

Gaïment, le brave gàs manœuvre, stique tout le jour entier;

Il pivote, il trime avec rage,

Sans s'arrêter un seul instant :

Our avoir du cœur à l'ouvrage

Le soldat trime... en chantant,

Tra la la la, la la la la!

En chantant!

Mais lorsque vient de la famille ne lettre... il est moins joyeux ; Ah! Voici qu’une larme brille ; Vä-t-elle lui tomber des yeux ?

Non, non! Sa peine est éphémère chose n’a rien d’attristant :

Aussitôt qu’il pense à sa mère Le soldat pleure... en chantant, Tra la la la, la la la a!

En chantant!

Mais le jeune “ bleu ” de naguère Est un vieux grognard aujourd’hui...

Quand voici qu’éclate la Guerre, Que le pays est envahi; Sans même casser une croûte Il faut partir, tambour battant :

Afin de raccourcir la route Le soldat marche... en chantant, Tra la ja la, la la Ja la!

En chantant!

: datmeurtenchantant;Pour la Pa trie ilmeurt con.

tent, ‘En chan : tant __

dis moon 107 one dettes 2 ce

Corsaire La voyant si légère, t aimé Falira ma dondaine!

L'’emmener sur la Mé:

se El cé = [e] A # ë D = E ë .

le vieux Corsaire,

Lonla!

f, le vieux

Surcouf, S'urcou Lonla!

La voyant si légère, our le sûr e Falira ma dondé!

-lette,Lon la! Il est u.ne fil. let - te Qu’a

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