‹ Chansons de Gaultier Garguille [pseud]Chapitre 10 sur 137 · I. Tome 2, p · texte numérisé non relu

I. Tome 2, p

a. Édit. L. Lacour, t. a, p. 91.

/AU TlCâATRE AVANT V66XL JUdjj

n'en dirai toiit .autant pour Molière, x^ui .put ^apfvendre des gens.du peupie de son lemps une ifème (ik choses i)tieceiiËC.d^.ai^€)UTd'huiine savent fins., i^ pot fmnier joi itnéaor,.maiBienant bion fà sec, de l^spnit pQpulake,i]Mmhce diinventioBs ret de bons mots .que nous y dierdifirions vaine- «Knt au)o«ini'hui. ^^^

. le nerveux pour exemple.de ses heiuveuxenipFuntSiàla tradilkm que Jia comédie du Médeàa -maigri bu,. On vaoïïépétant.qaetle suiet^enestie -mâsie <qae cehii >du faUiau du Vihmmm; soit, dnais il iàut.ajouâor ique ce fabliau, 9fÀ &sx du XI le siècle, n'avoit pas encore été imprimé du Mnps. de Moiièfe. Il iife'«st donc iguèire possible ~(;^il l'eût (conhu^ et il istixt par coQfléc|U£iit que >Kidée qui )s'y urouve lui isoit arrivée sous une \mitàt forme et par .une .autre voie. Elk dut, là .HOC .'sens., lui être transmise on .par .quelque -conte de bonne {femme, ou par xpielqueiaroe^ rConmeil\d]]t tant sn voir îoaerrsurles'tFéteaus: •"et Tfifaaoin, â J^bâtel de Bourgogne., <iet sur hs âàdia&uds ites j&rjQeurst^u'il rencontra dans ses f^Dunses-à .Urayees les provtoces. .Luinmôme n'en âtim id^îafaDnd : qùilune Àrce., k FagottmXy et s'il prit le parti de la refondre et de la grandir en ''comédie, c^st cjù*!! fat 'tenté ^sar le piquant de lïnveniion^ par Je succès qu'elle obtendit parr.toutf et^uei d'un autre cAté^ jsa guerre avec ks 1 ^médecins étant engagée, il cédoit à lîenrie de les \ Hageller dans une œuvre plus ample et mieux \ arrêtée. Je serois tenté d'en dire autant de Georges \ Dandin, dont l'idée mère se trouve dans le Do- J lopathos. De là eUe ipassa parmi les.contes popu- / laires, où nous la retrouvons. au jourd'hui^encore / mise en mauvais vers, et illustrée d^wie mauvaise i

I xxiv La Farce et la Chanson

I gravure. C'est sous cette forme qu'elle dut d'a-

/ bord arriver à Molière, à moins pourtant qu'il ne

I l'ait connue par les contes de Boccace, où il s'en

j trouve aussi une variante; ma^s ie pencherois

1 pIlli^T P"^"'' H ^''''di ypn^opd aire Molîërë'l en*

I effet, mit une première loiscêRe invention en

œuvre à une époque où la source des imitations

étrangères ne devoit pas s'être encore ouverte

pour lui. Avant de devenir une comédie, le vieux

conte avoit été une farce entre ses mains : la Ja-

làusié du Barbouillé \ avoit précédé Georges Dan-

din, comme le Fagotteux^xécéàiZ le Médecin malgré

lui.

Pour un scène du Dépit amoureux^, on dit que Molière a imité le Pédant joué, de C)rrano de Bergerac'; puis, faisant de même à celui-ci un procès de plagiat, on vient dire que, de son côté, il s'est inspiré en cet endroit du Mystère de saint Christofle, élégamment composé en rimes françoises et par personnages, par maistre Chevalet. Il est vrai que la scène de Molière reproduit quelques traits de celle de Cyrano, et que celle-ci ne ressemble pas mal à celle du Mystère; mais si je vous accorde que l'auteur du Dépit amoureux a fait un emprunt à

1 . Barbouillé se disoît pour enfariné. Les farceurs de Phôtel de Bourgogne , dont la plupart jouoient avec la farine sur le visage , ainsi que nous le verrons plus loin , étoient appelés dans le peuple les Barbouillés. Je lis , par exemple , dans le Coq à VasM qui se trouve à la fin d'une pièce ae i6ijj les Rapports fait des pucellages estropiez de la plupart des chantbrières de Paris :

Déjà dans Vhostel de Bourgogne Les maistres fous sont habilla Pour faire voir les Barbouillez.

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