Pour anthrax
2. Lisez de Vespatule ou de la spatule, qui est comme on sait un instrument de chirurgie.
3. M. Quitard, Dictionnaire des proverbes, p. 567, a déjà remarqué ce que cette phrase a de curieux. Il y a yu avec raison l'origine du dicton Conter des fagots.
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mère Douzy, auxmarests du Temple', qui ne s'enqueste de rien; elle tient logis pour les filles à part , et quand elle en cognoist quelqu'une qui a le cœur doux comme une livre de beurre de Vanve, elle luy faia du plaisir et de la courtoisie. D'autre part,. si elle n'avoit besoin de mon ouvrage et qu'elle eust trop de moissoneuses , madame de la Croix ne faut ne manque.
Gaultier Garguille. Foy de corporal, tu es une grande sotte. Je voy bien ^ue tu abuses bien de ma bonté. Hé ! de par Dieu, si je t'ay lasché la bride sur le col , ce n'estoit point i^our te faire dire la femme de Gaultier Garcuille; c'estoit seulement pour te faire rafraiscnir le sang.
Perrine. Vrayment, tu me la bailles belle !
Vois-tu, Gaultier Garguille , depuis qu'une fille ou une femme a laissé aller le chat au fromage, il n'y a moyen d'en retenir la pelure.
Gaultier Garguille. Comment! Perrine, tu veux donc estre tousjours putain î
Perrine. Puisque je ne sçay point de meil-
I. Sur les filles du Marais, voyez nos Variétés historiques ti littéraires, t. 2, p. 348, et t. 8, p. 342 , et les Œuvres complh Neveu d' d'
que le pudibond Brossette n'osa reproduire dans toute sa crudité : «C'estoit une courtisane fameuse du temps de Louis XIII , que M. le duc d'Orléans, frère du roy, promenoit quelquefois la nuit toute nue dans Paris, n (Correspon- Àance entre Boileau et Brossette, publiée par M. Laverdet, Paris, 1858, in-8, p. 479.)
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leur mestier^ je suis d'advis de m'y tenir; car au changement ^comme l'on m'a dict) on ne gagne guère d'ordmaire. Demandés ce qui en est à ceste petite noire du quartier des Cameaux *, (}ui fit venir ses mois sur une botte de foin à deux lieues d'icy; je m'asseure qu'elle dira que le goust en est bon.
Gaultier Garguille. Jesçaybien, Perrine, qu'elle est assez effrontée pour m'asseurer que la liberté est requise aux filles ; mais néantmoms la mère s'en plaint fort.
Perrine. Tu te plains aussi de moy, et si je ne m'en soucie guères; car il y a plus d'apparence à lujT faire manger du pain bis, qu'à moy de faire boire de l'eau.
Gaultier Garguille. Ce n'est pas de cela que je parle; je dis, en un mot, que je veux et entens que tu sois d'oresnavant femme de bien.
Perrine. Pauvre badin! tous les commencemens sont rudes, et, qui plus est, je ne veux jamais changer.
Sur cela Gaultier Garguille enfla la gibecière de son courroux, et, soupçonnant q[ue Perrine, pendant cest entretien, luy auroit joué quelque tour de Gonin , il jetta pot, plats, potages et escuelles sur le plancher, cassa les verres, et print un baston pour la frotter, à quoy il eût longue-
I . C'est le quartier des Bourdonnais. Il devoit ce nom des Cameaux à l'hôtel de la Trémouille , qui, du xiV au xvii» siècle, s'appela maison de Créneaux. (Voy. Paris démoli ^ a* édit., p. xxiij, xxix et )6i.)
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ment travaillé, sans la Renaud, qui mist la teste à la fenestre, et qui en mesme temps vint au secours, portant un pistolet tout amorcé, dont un gentilhomme fut blessé pour lors.
C'estoit un grand crève-cœur à Perrine de se veoir ainsi traitter, après un si long temps qu'elle fréquentoit le bordel sous les auspices de son mary . Aussi, ne voulant permettre qu'un tel affront tint lieu de loy pour ceux qui consentent d'ordinaire !a dèsbauche de leurs femmes, elle fit assembler les plus fameuses au fait de culetage, leur conta et raconta leurs différens , et sâ résolution la portant du tout au divorce, elle lesem- 1)oucha' avec tant d'animosité, que quand il fust question de comparoir devant, le juge , le pauvre Gaultier Garguille demeura avec un pied de nez et deux et demy de cornes. Tellement qu'après toutes leurs remonstrances de part et d'autre, interrogatoires secrettes à cesubject, recoUemens et confrontations des tesmoins produits de la part de Perrine, conclusions par elles fournies , deffense au contraire de Gaultier Garguille, et le tout veu et considéré, il fut dit : Attendu l'usage, longue jouissance et droits de servitude prescripts pour les bons et agréables services rendus à quelques desbaucfae;^ citoyens de la République, joinct la jouissance, presqu'immémoriale, concédée gratuitement par Gaultier Garguille à Perrine sa femme, ladite Perrine iouyra plainement et paisiblement des fniicts, revenus et esmoulemens de son devant, sans u'aucun la puisse inauiéter par cy après, à peine el'amende, tant en aemandant (ju'en défendant. Défendons audit Gaultier Garguille de la hanter
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lïj fréquenter, si ce n'est avec tout respect et ODéissance, comme de valet à maistre. Et pour l'impudence et les excez par luy commis, l'avons séparé et séparons d'avec ladite Perrine, sa femme, de corps et de biens, comme incapable d'entretenir le faict de conardise ; et outre, l'avons condamné es despens de la présente instance. Ce(}ui fut prononcé et publié le ler jour d'aoust dernier^ tandis que les savetiers prenoiem leur bouillon.
Fin.
PREDICTIONS
CROTESQUES ET RECREATIVES