I. C'est-à-Kiire sam parangon, sans modèle
j. Voilà un aveu en iorme, et qui prouve que sur ce point Sauval,.d'après qui tous les autres ont parlé, se is'ttt pas trompé.
^. Ainsi Gros-Guillaume £t Gaulûer Gargûlle étaient compatriotes. C'est ce qu'on ne sauroit pas arns ce passage.
196 Appendice.
c'est des fières destinées, quy dévoient me donner, à proportion de mon espnt jovial et pantalonnes(}ue, un corps de l'estoffe des astres ou de la matière des canons, ou bien me permettre, pour le mtins, de durer autant que mes habits. Mais la Parque impitoyable m'a fait descendre plustôt de vingt années çue je ne voulois dans les Champs Éiysées, où )e t'asseure que Charon est aussi sévère pour empescher de sortir de ces lieux que nostre portier l'est aux soldats pour l'entrée de l'hostel de Bourgongne K Que si je te reviens revoir, c'est avec bon privilège, paraphé de Pluton et de Proserpine, scellé de poix et en soie noir cramoisy, non point pour troubler ton repos, mais pour asseurer le mien, et détromper tout le monde sur les faux bruicts qui courent de moi dans Paris, depuis ma mort, touchant mon Testament, ma Rencontre avec Tabarin en l'autre monde 2, et plusieurs autres choses <juy offensent toutes les oreilles quyayment la venté. » Tu sçauras que le testament qui a couru dans Paris est faux et suggéré. Je n'en veux point d'autre preuve que la si^ature : car, quy a veu jamais un testament escnt en l'air, sur toiles d'araignées, avec des pieds de mouches! et, par conséquent, le notaire qui l'a signé devroit estre bruslé à petit feu, comme un papillon à la chandelle, ses biens confisquez et annotez aux garses de Paris, le tiers aux estafiers de Vénus, et le
1. Le règlement étoit formel. Oi sait par la Lettre de Bellerose à l'abbé de la Rivière (1649, in-4), qu'on lisoit autrefois sur les affiches de Thôtel de Bourgogne : « Défense aux soldats d'entrer, à peine de la vie. »