‹ Chansons de Gaultier Garguille [pseud]Chapitre 13 sur 137 · Deuxième partie, ch · texte numérisé non relu

Deuxième partie, ch

AU Théâtre avant 1660. xxix

bien que mal sous la main d'un eniiant, « tandis qu'un aveugle chante ou récite l'aventure représentée, qui est presque toujours une victoire gagnée sur les Mores ou une légende de saint ^ )>

Si pour ce fait de Pierre de Provence aux marionnettes, que je n'ai pas cru devoir omettre ici, en raison de ce qu'il offre d'intéressant pour l'histoire de la grandeur et décadence des inventions littéraires, aujourd'hui amusement des rois, demain amusette pour les enfants; si po ur ce roman de chevalerie transporté au théâtre ^T" n'y a pas de pièces écrites à chercher, mâi&seule ment une tradition à constater^ pour beaucoup d'autres pomts de la petite monographie que j'esquisse en ce moment, la recherche que j'mdique seroit à faire.

Le répertoire des farces est presque complètement perdu. Que possède-t-on, en effet, en comparaison de ce que l'on devroit posséder ? Qu'a-t-il survécu de tout ce que l'on sait avoir positivement dû exister ? Dans chaque province, \ dans chaque ville au moyen âge se trouvoit une et f ouelquefois deux ou trois compagnies joyeuses dont les jeux de la.sCène.étoièntle principal divertissement, et qui toutes avoient leur répertoire particulier. La centralisation n'étoit pas \ plus admise pour les choses du théâtre que pour | toutes les autres : on n'attendoit pas , lorsqu'on | vouloit s'amuser en province, que la pièce nou- \ velle arrivât de Paris; on la faisoit soi-même sur \ un sujet et avec l'esprit du cru. Jugez alors \ que de répertoires dinérens, quelle innombrable \ quantité ae Moralités, de Sotties, de Farces! Et

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