Les portiers , lit-on dans le Théâtre François de Cha
Caultier Garguille. 16
242 Appendice.
contre; je vous laisse à juger ce qa^ii eust faj^ s'il Teust eu en sa possession.
Et pour leur faire bonne bouche, Pluton, par la prière et supplication de Turlupin, les fit emprisonner, où ils sont encore à présent, atteiw dant le jugement de leur procez comme séditieuse Ceux qui d'oresnavant désireront entendre de bonnes comédies , qu'ils prennent le chemin des Champâ-Elyséez,pour y voir Gauthier, Gro&GuAlauroe et Turlupin faire rage et triompher à msiÊveille ; mais n'oubliez pas de faiire provision de testons. Allez-y en asseurance , car defences sont faites à tous traineurs d'epée d'y entrer^ sur peine de la vie.
puzeau, p, 236, sont commis pour empescher les désordres qui pourroient survenir, et pour cette ronction, avant les défenses étroites du roy d'entrer sans payer ( 3 janvier léyj), on fauoit choix d'un brave^ mais qui d'abord sut discerner les honnêtes gens d'avec ceux qui n'en portent pas la mine^ Ils arrêtent ceux qui voudroîent passer outre sans billet, et les avertissent d'en aller prendre au bureau , ce qu'ils font avec civilité , ayant ordre d'en user envers tout le monde^ ponnm qu'on n'en vienne à auame violence. » Mais ces violences n'étoient que trop fréquentes; les indemnités à payer aux portiers pour les blessures reçues à leur périlleux poste arrivent souvent en ligne de compte sur les registres de la Comédie. On lit, par exemple, à la date du 20 man 1661 y sur celui de La Grange : « Donné à Saint-<Sermam , portier, pour sa blessure, 55 livres »; et le 29 août 1663 : <K 16 livres 10 sols pour avoir fait panser le sieur Gilot. » Il y avoit deux portiers : l'un, Saint-Germain, recevoit par soirée 3 livres 10 sols; l'autre, Saint- Michel, 3 livres. Dans le Parnasse réformé de G. Gueret, p. 48-49, La Serre donne pour preuve au succès de son Thomas Morus que quatre portiers furent tués à la porte le jour de la première représentation.
Fin.
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