I. Acte i,scèBe
j. Proprité des bottis en tous temps. Voy. les Variétés histor. et littér.^ t. 2, p. 2^.7.
La Farce et la Chanson
Avec le Testament du bon Gaultier Gareuille > ; J'ay le Galand qu'il faut à toute belle fille. Voicy /'Invention pour prendre à toutes mains, Utile aux procureurs autant qu'aux médecins.
J'ay le Pouvoir qu'on donne à chacune servante Découcher au grand lit quand madame est absen- J'ay les Perfections de la dame Alizon [te*.
Pour captiver chacun de sa belle prison.
Dans un petit cahier, j'ay la Bonté des femmes; J'ay toute leur ipalice, en trois ou quatre rames; J'ay la méthode aussy pour gagner force escus; J'ay les listes icy des garces, des cocus, Et l'art de les trouver nuit et jour sans lanternes; J'ay comme il faut sortir sans payer aux tavernes.
Ainsi, vous le voyez, pas une farce dans la balle de ce colporteur parisien ; mais en revanche, si vers le même temps vous eussiez rencontré quelque colporteur de province, de Lyon, de Rouen ou de Troyes, il vous en eût certainement offert. C'est là seulement qu'il s'en imprime et qu'il s'en vend encore pendant la première moitié du XVIIe siècle.
A Rouen surtout, il y a grand débit de ces vieilles gaietés. Chaque fois que la guerre civile met la France en détresse, soyez sûr que si l'on rit encore un peu, c'est à Rouen. Tous les farceurs qui ont fui Paris se sont réfugiés là : pendant la Ligue nous les y trouvons ; pendant la Fronde, ils y seront encore :
Dedans Rouen il ont fait leu retraitte , Ces Gilles niais y sont à leu goguette ,