‹ Chansons de Gaultier Garguille [pseud]Chapitre 25 sur 137 · Lyon, P. Rigand, 1602, iii-i6, p · texte numérisé non relu

Lyon, P. Rigand, 1602, iii-i6, p

2 . A la suite des Motti di Domenichi^ Venise , 1 ( 7 1 , in-i 2 ,

). C'est une traduction des Sermoni funebri di varii autort nella morte de divers i ammali publiés à Veflîie eh 1 548, îii-8, et dont Pontoux et François d^Amboise avèrent déjà publié deux versions : l'une à Lyon, 1569, in-i6; Pautre à Paris, 1576, in-i6.

AU Théâtre avant iooo. Hv

catrif» se mit à bouffonner de compagnie avec le Badin si fameux « es farces de France )». L'un étoit boiteux, l'autre bossu ; et il étoit plaisant de voir (c faisant ces contrefaits quelque tour de chffinpicerie sur les théâtres ^ » L^Italien Tabary, le François Jean des Vignes, étoient aussi de la partie.

Le même assemblage singulier se retrouvoit dans les troupes d'opérateurs, qui s'en alloient

Ear les provinces « amassant la populace par ïur musique de violons et farces qu'ils jouoient, après quoy ils se mettoient sur la louange de leurs drogues». » Ainsi, à Lyon, en 1621, Bran quette, charlatan françois, avoit avec lui des co* médiens venus d'au-delà des monts , « Isabelle Axidreiny 3 et toute sa troupe italienne», et, liton dans un livre du temps, il attrapoit beaucoup d'argent, «tant en montant sur le théâtre en la place du Change pour y vendre ses drogues avec ses bouffonneries, ainsi qpe ses comédies 4.» CJueîles étoient ces comédies ? De vraies pièces italiennes,, rarement écrites d'avance,, presque

1. G. Bouchet, Séries, liv. 2, ch. lo, p. 253. V. aussi p. 156.

2. C'est ce que dît D. Martin, dans sàa' Pûrkmènt nouveau, etc., ch. 29, à propos de Mondor et de Tabarin. Comme les opérateurs nomades faisoient en .province ce que ceux-ci faisoient sur le Pont-Neuf, j'ai cru pouvoir me permettre à leur sujet cette citation.

5^ La même qui , en 1 584, n'ayant que vinçt-deux ans, étoit venue en France , avec FYancisco Andreim, son mari, dans !a troupe dont nous avons parlé tout à I^enre (Ch. MagRin, Revue des Deux mondes, 15 déc. 1847, p. iioi). Auprès cette apparition à Lyon;, en 162 1, elle revint à' Pari»; Voy. Caquets de l'àtxouchiey édit. elzev., p. 5, note.

4. Entretien des bonnes compagnies , à la suite tJn Vàgabond y Paris, 1644, in-8, p. 99.

Ivj La Farce et la Chanson

toujours données ail' improvisa, des impromptus ennn, comme Molière devoit tant en jouer, plus tard, lorsqu'il couroit les provinces », et lorsque, tout à cette mode, il représentoit des farces telles que le Médecin volant ^ et le Cocu imaginaire d'après des scénario italiens '. Mainte rois même, comme il le fit encore en 16^9, pour plaire à Mazarin, on dut le voir se mêler dans une pièce à des acteurs italiens, et y tenir son rôle auprès d'eux 4^ C'est en jouant de ces sortes de farces, dont l'esprit naturel faisoit soudainement et sans

f>réparation tous les frais, qu'il dut acquérir cette àalité de dialogue qu'on admira toujours en lui , et s'habituer à faire parler à ses personnages, au lieu du langage des vers, qui est tout de convention, celui de la prose, bien plus naturel et primesautier.

Les auteurs, en petit nombre , qui l'avoient adopté avant lui, avoient aussi subi en cela

1 . Mervesin, Hîst, de la poésie franc., 1 706, in-i 2, p. 2 1 7, 1. Sarasin. dans son Épistre au comte de Fiesque, parle d'une farce ae Médecin volant que jouoient les Italiens. Il dit à propos de l'hôtel de Bourgogne , où , comme nous le verrons , les Italiens donnoient des représentations de son temps :

Toujours y sont farceurs

Italiens , bons et beaux gaudisseurs.

Toujours y sont le fameux Scaramousse , Grand médecin qm ne va pas en housse, Mais vole en Vair comme un esprit malin,

{Les Œuvres de M. Sarasin , 1696, in-8^ p. )86. Voy. aussi Histdu théâtre italien y ^. 215.)

3 . « Il est pris d'un Canevas italien joué à V impromptu , ' Itq^él a pour titre : // Ritratto ou Arlichino comuto per

opinione.fi [Mercure ^ mai 1740, p. ^23.) Pour d'autres emprunts faits par Molière au répertoire des Farces italiennes, voy. Cotolendi, le Livre sans nom, 1695, in-12, p. 6,

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