Légende de maistre Ftâ^u, ch
xij La Farce et la Chanson
ries, nigauderies et sotties émouvantes à ris et à plaisir. »
Ces sortes de farces, improvisées pour ainsi dire sur le vif, toutes différentes de celles qui nous occuperont tout à l'heure, et dont la forme étoit plus littéraire et plus durable, dévoient se perpétuer en France. Elles devinrent surtout à la mode lorsque les Italiens nous eurent mis au régime commode de leurs bouffonneries à canevas, de leurs farces improvisées sur scénario.
Du temps de Gaultier Garguille, de Gros- Guillaume, de Turlupinet de Jodelet, on ne s'en permettoit plus d'autres à l'hôtel de Bourgogne, et c'est pour cela qu'il ne nous est presque rien parvenu de leur répertoire, si ce n'est par le récit de quelques spectateurs.
On savoit toujours qu'après la tragédie viendroit la farce, mais on ignoroit quelle seroit cette farce , et surtout quels en seroient les détails. Souvent la pièce représentée auparavant les fournissoit; il arrivoit que l'acteur tragique , ayant endossé son habit de farceur, se moquoit alors et de lui-même et de ceux qui avoient joué avec lui. « Une fois, dit Tallemant à propos de Jodelet', une fois qu'il avoit joué une pièce dont la scène étoit à Argos, il dit à la farce : « Monsieur, vous avez esté à Argos aujourd'hui. » Quand les bouffons avoient de l'esprit, et Jooelet étoit de ceux-là, on entendoit parfois de bonnes répliques , en ces dialogues faits à l'improviste : « A une farce, dit encore Tallemant dans son historiette de Jodelet, la Beauchateau voulut faire la goguenarde; elle luy