‹ Chansons de Gaultier Garguille [pseud]Chapitre 41 sur 137 · là., ihid · texte numérisé non relu

là., ihid

}. Gringore, Œuvres, édit. d'Héricault et Montaiglon, t. I, p. 201.

AU Théâtre avant 1660. Ixxxv

arrivé, il devoit lui être permis de faire son entrée solennelle à Phôtel de Bourgogne , d'y prendre une collation, et, bien plus, de pouvoir y disposer toute Tannée d'une loge '. Les comédiens réclamèrent ; Valleran étoit du nombre, et, 3uoi qu'il se fût permis pour ses bouffonneries plus 'un. emprunt à celles du Maître Sot, ce qui avoit fait dire :

Et les bons tours (VAngoulevant

Valeran emprunta souvent

Pour faire la sauce à ses farces ^,

il ne se fit pas scrupule de s'insurger contre ses prétentions.. De là grand débat, long procès, que vint terminer un arrêt daté du 19 juillet 1608, qui donnoit gain de cause au Prince des sots. Heureusement pour les comédiens qu'il ne tarda pas à mourir, et que son droit ne lui survécut pas. En 16 12, la contestation, engagée cette fois entre les acteurs de l'hôtel de Bourgogne et les Confrères, pour la redevance que ceux-ci exigeoient de toutes les troupes ayant donné occasion de reparler du Prince des sotSy il n'en fut question que pour mémoire. Engoulevent mort, le titre fut éteint. Le droit des confrères, qui reposoit sur plusieurs têtes, fut plus vivace. Malgré toutes les révoltes des diverses troupes conjurées , et qui ne cessoient d'être ennemies entre elles que sur ce point ; malgré ce que purent faire nos trois farceurs en 1622, lorsqu'ils étoient encore à l'hôtel d'Argent, et en 1626, lorsqu'ils

1. Les frères Parfaict, t. 3, p. iji; Variétés histor. tt Utt.y t. 7, p. 37, et t. 8, p. 81, et Dreux du Radier, Récréât, histor., t. I, p. 41-49.

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