‹ Chansons de Gaultier Garguille [pseud]Chapitre 42 sur 137 · Le Désert des Muses, p · texte numérisé non relu

Le Désert des Muses, p

Ixxxvj La Farce et la Chanson

éloient devenus euxHinéniesccNBédiens de PhAtel deBourgpgne , ils it'abomirent qui^à faire renctre contre eox diverses sentences qui consacroieiit le droit des Confrères. Il ne fuit aboli que par on édit du mois de décembre 1 676 ^

Richtttcu, si fônt est, comme je sms disposé à le croire» que son attention eût été attirée sur ces farceurs par une plainte émanée des Con-frères, ne fit donc rien, on le voit, oi en faveur des uns, ni contre les autres. Il laissa l'étrange légalité du monopole comique avoir son cours. Cependant les trois bouffons l'ayant amusé, il voulut leur en tenir compte. Il fit vemr les priiv dpaux de la troupe de l'hôtel de Bourgogne, ktir dit que leurs spectacks étoient d'un ennui ttortel auprès de celui qtte lui avoient donné ces farceurs, et leur ordonna de se les adjoindre au plus vite. Celte façon d'expliquer l'arrivée définitive de Gros<}uillâume, de TUriupin et de •Gaidtier Garguilieà l'li6tel de Bourgogne, quoiq|ue basée sur un i écit d'iule assez frêle antointé^, ne piurolt vraisemblable et )e l'admets vi>ioBÛers K

Je dois dire pourtant que^ sém moi, il n^'y eut pas, en cette dcconstance, pour Gaddcr Garguilk, de débiiBt à Ph&tel de BoHor^ogne, mais une rmtrée. Il àemtt en effet y avoir déjà pom à l'époque de scd arrivée à Paris, c'est^h

I . Pigaaiol de la Force, Description de. Péois, 1765,^ iorS, t. 5, p. jjo..

2«. Ctet le Mémoire partiadierct manBcrit dté par les frères Parfaîct. t. 4, p. 241.

.^, L'2^>bé it Marolie, quî connoîssoit Turlupîn «t le DOnnnoit son ami, nous dit de ces trots compères «qi^s jouoient sous la protection de M. le eardiaal de RicheHen, et devant même.» {Mémoires, édit. în-fel., p. 405'.)

AU Théâtre avant 1660^ Ixxxr^:

dire vers 1610. VEspadon satyri^ue^ pabiié cette année-là, est le premier livre qui parle de kii ^ et c'est à l'hôtel de Bourgogne qu'il nous le fait voir, non point encore avec Gros-Guillaume et Turlupin, qui jouofent alors à l'hètel' d^ Argent, mais avec Vautray, Valeraw, BruscambiH'e. En 1622 , par une de ces vohes-faces' si ordinaires | encore aujourd'hui parmi les gens de théâtre, | il a quitté ceux-ci pour être avec ceux-là»; et j quelques années après ^ par une autre vkriasî- ;' tude qui n'e&t pas moins vraisemblable dana et nionde aux cûntinuelks variations?,, le voilà q^l revient chez les uns en compagnie des autres. Tallemant semble avoir ignoré qu'il eût quitté | quelque temps l'Hôtel, après y être une fois en- \ tcéf et c'est pour cela sans doute qu'il dit que Turlupin n'y vint qu'après lui 4.

Le retour de Gaultier Gacguille et l'arrivée de ses deux compères furent une bonne fortune pour l'hôtel de Bourgogne. Ils y éclipsèrent les comédiens italiens,, dontlesreprésentations alternoient sur ce théâtre avec celles de la troupe ftançoise.

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