Édit. in-i2,t. 10, p
Ixxxviij La Farce et la Chanson
^ Saint-Amant, entre autres adieux, prête celuif ci à Maillet, son poète crotté.
Adieu y bel hôtel de Bourgogne , Où, d'une jovialle trogne, Gaultier, Guillaume et Turlupin Font la figue au plaisant Scapin '.,.
Or, c'est à Gaultier surtout que cet avantage étoit dû. iSon rival de l'autre troupe ne'pouvoit lui-même s'empêcher de rendre hommage à son mérite. « Scapin, célèbre acteur italien, disoît, écrit Tallemant», qu'on ne pouvoit trouver un meilleur comédien. » -
Le roi tenoit pour les farceurs françois , mais la reine-mère pour les italiens ; et sa prédilection étoit si forte, qu'au mois de janvier 1614 elle avoit fait tenir sur les fonts de baptême par le jeune roi et sa sœur l'enfant d'Arlequin?. Rien n'y faisoit: Louis XIII en cela ne se laissoit pas imposer de préférences; il retournoittoujours aux bonnes farces françoises, que son père avoit tant aimées 4. Le plus souvent les comédiens venoient au Louvre $, mais quelquefois il alloit à leur théâtre, et toujours il y prenoit le plus vif plaisir, à moins pourtant que la chasteté de ses oreilles n'y courût de trop grands dangers. Le Père Coton écrivit un jour, tout édifié : « On l'avoit mené à la comédie, où l'on avoit représenté Quelque friponnerie mal séante. Ses courtisans lui louant cette pièce, il leur dit: (c En