‹ Chansons de Gaultier Garguille [pseud]Chapitre 48 sur 137 · Sauvai, t. ^«p · texte numérisé non relu

Sauvai, t. ^«p

3. Quand Tabarin fit paraître ses Opuscules iabariniques ^ il voulut que Gaultier Garguilieks bonorit d'une approbation. {Œuvres de Tabarin, t, 2,p.ii.)

4. Dans une des pièces ^u'on trouvera plus kna,,ottiIui (ait TPftvnmanApT à Crofi-Guillaume sa chère femme, qu'il a «si chastement aymée j». Cet amour chasU de la part de Gw Garguille se laisse pas- que d'étonner. llparoU, d'après ia même pièce, que, lorsque son mari ûit. mort, maderaaÎAeUe Guéru se retira d'abord chez Robert Guérin (GmMjuiUaume). Voy. plus loin, p. 21 1-2 12.

xcij La Farce et la Chanson

ce qu'elles faisoient et ce qu'on disoit d'elles » ! c< C'étoient des femmes communes , et même aux comédiens de l'autre troupe, dont elles n'étoient pas. » Telle est l'opinion de l'auteur des Historiettes y et Scudéry a beau faire dans sa Comédie des comédiens^ y il ne la dément pas. Lorsque son Beau-Soleil vient nous dire : « Ils (les spectateurs) pensent que la farce est l'image de notre vie, et que nous ne faisons que représenter ce que nous pratiquons en effect; ils croient que la femme d'un de nous autres l'est indubitablement de toute la troupe » , il ne dit que la vérité.

Gaultier Garguille, que son âge auroit au reste empêché d'espérer des compensations chez les autres , voulut garder sa femme pour lui seul, et j'aime à croire qu'il y parvint. En somme, il mena douce et bonne vie dans son logis de la rue Pavée-Saint-Sauveur J, et, quand venoient les beaux jours, dans la petite maison à colombier qu'il avoit achetée à deux pas de la porte Montmartre 4.

Cette façon de vivre modeste et décente fait certes un bien singulier contraste avec les belles choses que Gaultier débitoit sur le théâtre, soit qu'il fit le savant ou le maître d'école J et récitât en guise de rudiment quelque tirade faite dans le

1 . Voy. dans le Paris ridicule de Cl. Petit la stance sur rhôtel de Bourgogne.

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