Vov. plus haut, p
j. Frères Parfaict, t. 4, p. 241, note.
AU Théâtre avant 1660. xciij
style des Plaisans devis du sieur Thomassin ^ et des prologues de Bruscambille, ou bien assaisonnée au sel grivois des chansons qu'il venoit dire pour terminer le spectacle ; soit encore c^ue, dans le rôle de vieillard de farce, qui lui étoitle plus habituel', il querellât sa femme Périne, ou
âu'il lui flt, pour amener quelque rapatriage, l'une es belles déclarations en co(}-à-l'âpe dont l'auteur du Désert des Muses 3 a pris la peme de mettre en couplets un curieux échantillon. S'iln'eût ainsi confit dans ses rimes un morceau de cette précieuse littérature, rien n'en survivroit, et c'eût été dommage , comme vous allez voir.
Donc, figurez-vous Gaultier Garguille en larges pantoufles , le bâton à la main , un bonnet plat sur la tête et avec son pourpoint noir à manches rouges, c'est-à-dire dans le costume qu'il porte sur la gravure de Rousselet , et c^ui étoit celui de tous ses rôles ; voyez-le , dis-je , qui, sous son masQue à long nez, avec sa moustache en barbe de chat et ses cheveux qui retombent droits comme des baguettes 4, s'en va par petits sauts sur le théâtre, « en vraye marionnette J », ou bien l'arpente de ses longues jambes, droites et menues , pour aller tomber aux pieds de sa femme et lui dire :