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La Farce et la Chanson
sonnant < l'on commençoit, et toujours par un
Erologue facétieux, dont ceux de BruscamiUe, de Thomassin, etc., nous peuvent donner une idée. Chaque acteur, lorsque c'étoit son jour, venoit le réciter, soit dans le costume de son emploi , soit dans un équipage particulier 2. Du temps du Prince des Soîz, quand les Enfants Sans-Soucy donnoient un jeu complet, c'est le cry ? qui tenoi:t lieu de ce prologue; ensuite venoient la moralité et la sottie ^ ou bien le mystère tout seul. Ils furent remplacés l'un et Tautre, à l'époque dont nous parlons, par la tragédie ou la tragi-comédie : la Sophonisoe de Mauret par exemple,' donnée en 1629, ou le Phraaste de Haray, qui est de 1623. Quelquefois , mais plus rarement , on représentoit une grande comédie en cinq actes : ainsi la GU" Jette du sieur d'Aves , ou bien VEsprit fort de Claveret. Il se pouvoit même qu'on donnât une grande farce en cinq actes, en prose, telle que celle des Ramoneurs a '^ mais cela étoit tout à mit d'exception, la farce étant toujours restée, du moins auant à l'étendue , ce que nous l'ayons vue à l'époque de Gringore et de I. Quintil.
' Sa place, dans les représentations, n'avoitpas cessée d'être la même, on la.jouoit après la
1. Une ordonnance de police, qui fut rendue en 1609, enjoignoit aux comédiens «de commencer précisément, avec telles personnes qu'il y aura , à deux heures après midi , et finir à quatre heures et demie, et que la porte soit ouverte à une heure précise. »