‹ Chansons de Gaultier Garguille [pseud]Chapitre 57 sur 137 · Page · texte numérisé non relu

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3. Il en parut au moins trois éditions, à quelques années de distance, avec le même nombre dç chansons, les mêmes

dj La Farce et la Chanson

Comme cela se voit encore assez souvent, avec lui, la façon de chanter valoit mieux que ce qu'il chantoit. « Quantité de monde, dit Sauvai», ne venoit àl'hôteTde Bourgogne que pour l'entendre, et la chanson de Gaultier Garguille a passé en proverbe. » Vous voyez qu^en ce temps-là Fon ne craignoît pas d'aïîer écouter pubhquement ce qu'aujourd'hui l'on osera tout au plus lire en cachette. Et cependant Gaultier Garguille y a mis de la modération ; il est prude sans qu'il y paroisse. Il chantoit bien d'autres choses, vraiment, devant son parterre ébahi, mais non indigné! Par exemple, c'est Dassoucy qui l'assure 2, vous auriez pu lui entendre débiter la chanson :

Baisez-moi y Julienne.

Jean Julien, je ne puis.

pièces préliminaires , et peu ou point de variantes dans le texte. La première est de 1632, avec ce titre : Les Chansons de Gaultier Garguille^ à Paris, chez François Targa, au premier pilier delà grand* salle du Palais^ devant les consultations, 1632, in-i2 ; la seconde est de i6j6, avec le même titre, et cette indication : troisième édition, qui donne à penser qu'il y en auroit eu , soit une intermédiaire , soit une antérieure à celle 16^2. On n'enconnoît pas d'exemplaire. En 164), il en parut chez Jean Promé, à Paris, une autre édition, toute semblable aux précédentes, quoiqu'on lise sur le titre : Nouvelles chansons de Gaultier Garguille. Le privilège manque. Comme il n'étoit que de dix ans (voy. plus bas, p. 9), etc., il avoit expiré au mois de mars 1641. Un peu plus d'un siècle après parut une réimpression : Les chansons de Gaultier Garguille, nouvelle édition, suivant la copie imprimée d Paris en 1711 {i6\i)ià Londres, 165 S (i7$8), petit in-i2. Les pièces préliminaires sont à leur place, sauf l'approbation burlesque qui se trouva à la fin dit volume.

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