‹ Chansons de Gaultier Garguille [pseud]Chapitre 58 sur 137 · I. Tome }, p · texte numérisé non relu

I. Tome }, p

z. Aventures burlesques, édit. Cotombey, p. 84.,

AU Théâtre avant 1660. ciij.

Ou bien cette autre encore, c'est Tallemant qui le dit • :

La commère au cul crotté Veut toujours qu'on la gratte.

Mais fi de ces ordures! Il a fait un choix, et dans le sens honnête , n'allez pas vous y tromper. S'il a même publié son petit volume, c'est afin qu'on ne lui prêtât point ce qu'il ne daigne plusconnoitre après qu'il l'a chanté. Il a peut-être eu des complaisances pour le public qui l'écoute, soit ; mais devant celui qui va le lire il veut garder le décorum. D'ailleurs, il craint les attributions malveillantes : onpourroit mettre sur son compte « d'autres chansons plus dissolues » , et cela le désole ; il le confesse dans le privilège de son recueil, et un secrétaire du roi a contresigné sa confession *.

Après ce que je viens de vous dire du chanteur, car ici Gaultier Garguille ne fut guère autre chose, ainsi que plus loin vous en aurez la preuve , il faudroit peut-être vous parler des auteurs de ses chansons, et du public qui les venoit entendre. A quoi bonP Ces auteurs, ce public, c'étoit tout le monde. La chanson alors naissoit d'elle-même en France , et une fois qu'elle étoit née et que chacun l'avoit chantée, qui donc étoit sûr de ne l'avoir pas faite P Pour une qui porte un nom d'auteur il en est soixante qui n'en portent pas ; cherchez. Vous avez le choix, depuis Malherbe, qui composa celle dont je viens de parler s jus^

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