Ancien Théâtre, t. i, p. 30J
3. Paris, de l'imprimerie de Julien, s. d. — On vient de réimprimer cette farce dans les Œuvres de Tabarin (édition d*Harmonville , p. 284) , bien que le recueil où elle parut d*abord n*ait rien de commun avec ce farceur, et soit même
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AU Théâtre avant 1660. xxj
Rabelais parle * de la farce du Pot au laict « duquel , dit-il , un cordouanier se faisoyt riche par resverie, puis le pot cassé n'eust de quoy disner. » C'est encore un conte qui en avoit fourni Pidée^, conte dont il existoit plusieurs variantes, une entre autres qui , consacrée par Des Periers, inspira à La Fontaine un de ses plus charmans chefs-d'œuvre. Le premier thème avoit prêté le sujet d'un jeu de théâtre ; les autres eurent sans doute la même fortune, et le conte put de cette manière donner lieu à autant de farces qu'il avoit subi lui-même de transformations. Il en dut souvent être ainsi : on le voit par la différence qui existe entre certains contes et certaines farces sortis évidemment d'une même source.
L'idée , le motif, sont identiques , mais le détail diffère; les personnages ne sont pas les mêmes, et le dénouement n'est pas pareil. D'où cela vient-il ? De cette multiplicité de variantes d'un même conte dont je viens de vous parler : une seule souvent nous est parvenue , et souvent aussi ce n'est justement pas celle dont s'étoit inspiré l'auteur ge la farce que nous connoissons. Dans le Recueil de plusieurs farces tant anciennes que modernes, etc. y publié à Rouen en 1 6 1 2, chez Nicolas Rousset , il en est une dont il suffira de citer le titre pour vous en dire le sujet : Farce nouvelle et récréative du médecin qui guarist de toutes sortes de maladies et de plusieurs autres; aussi fait le nés à l'enfant d'une femme grosse et apprend à deviner , etc. Ce «faiseur de
dédié à DescoinhfiSy son rival. Vôyi^ Caquets de VaccottchiCy p. 102, 231, 278, 283.