‹ Chansons de geste. Préf. du vicomte E. Melchior de VogüéChapitre 4 sur 66 · VIII LETTRE-PREFACE · texte numérisé non relu

VIII LETTRE-PREFACE

des Siècles. Vous réalisiez d'avance une partie de mes vœux, dans votre judicieux arrangement de Gw/Z/rtz/vy/d d'Orange, dans ces autres fragments d'épopées qui rattachent au passé le patriotisme ardent de votre recueil. Le Sang de France : titre si bien choisi pour marquer votre intuition de la continuité dans notre veine poétique.

Et voici que vous récidivez, avec de nouveaux emprunts faits à vos vieux confrères, les jongleurs de Douce France.

Deux vénérables pylônes s'érigent au seuil de votre œuvre, la Chanson du Roi Sighebert et Girart de Roussillon ; la chaîne harmonieuse, renouée à ces lointaines origines, se déroule tout le long des siècles | du moyen-âge ; ses anneaux tintent, égrenés sous vos doigts, comme ceux qui tombaient des mains de La Dame aux annels, tandis que le miracle d'amour rajeunissait sa beauté flétrie.

Ayant combattu des premiers le bon combat, vous voulez enrôler dans votre ost un pauvre sonneur d'olifant, afin qu'il rallie à votre bannière ceux qui partagent notre passion. Bien volontiers ! Je sonne l'assemblée : à vous d'entraîner les cœurs.

Vous n'y aurez pas de peine, cher Monsieur.

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