‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 127 sur 334 · Sur safré, voyez laisse LXXX VII · texte numérisé non relu

Sur safré, voyez laisse LXXX VII

3. Les participes présents ne prenaient pas la maïque du fémini.

Ne se tient pas n’en pleure et se lamente, Et prie à Dieu! que leurs âmes il garde.

Las est le roi, car la peine est moult grand ; Endormi est, car plus il n’en pouvait.

Par tous les prés sont endormis les Francs; N'y a cheval qui se tienne debout :

Qui herbe veut, 1l la prent en gisant.

Moult a appris qui bien connaît l’ahan.

L'empereur dort comme un homme lassé.

Saint Gabriel lui a Dieu envoyé,

Lui a donné l’empereur à garder.

L'ange demeure toute nuit à son chef:

En vision il lui a annoncé

Une bataille qui contre lui sera.

Lui en montra les signes effrayants :

Charles regarde tout en haut vers le ciel, Voit les tonnerres et les vents et les gels, Et les tempêtes, les merveilleus orages ; Et feu et flamme y est appareillé,

Qui tout à coup sur toute sa gent tombe :

Brûlent les lances de frêne et de pommier, Et les écus jusqu'aus boucles d'or pur, Les bois se brisent des menaçants épiés, Hauberts se rompent et les heaumes d'acier. En grand douleur y voit ? ses chevaliers.

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