‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 142 sur 334 · Tous les trois · texte numérisé non relu

Tous les trois

Grands sont les osts qu’il mène d'Arabie; Ce jour, verrons si tu as bon courage ! »

Charles le roi en a prise sa barbe,

Il lui souvient du deuil et du dommage Qu'en Roncevaux reçut en la bataille.

Moult fièrement toute sa gent regarde ; Puis, il s'écrie de sa vois grande et haute :

« Barons francais, à cheval et aus armes ! »

CCXELV

L'empereur Charles tout le premier s’adoube, Rapidement a revètu sa brogne,

Lacé son heaume, et a ceinte Joyeuse,

Qui de clarté lutte avec le soleil ;

Pent à son cou un écu de Girone,

Tient son épié, qui fut fait à Blandonne.

Sur Tencendeur son bon cheval il monte :

L'avait conquis aus gués dessous Marsonne, En jeta mort Maupalin de Narbonne.

Läche la rêne, moult souvent l’éperonne, Fait son élan! par-devant cent mille hommes.

Invoque Dieu et l’apôtre de Rome ;

Après ce mot?, n'a peur de succomber.

Les Français disent : « Tel doit porter couronne®! »

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