Fail un galop d'essai
2. C'est-à-dire : « après sa prière à Dieu et à saint Pierre. » — 3. C'est-à-dire : « Celui-ci est digne de porter couronne. »
Par tout le champ ceus de France descendent.
Plus de cent mille s’en adoubent ensemble ; Armures ont qui bellement leur siéent, Chevaus courants et les armes moult gentes ; Puis, sont montés ?, y sont moult bien appris; S'ils trouvent où, bataille livrer pensent.
Les gonfanons sur leurs heaumes leur pendent. Quand Charles voit si belles contenances,
En appela Jusserand de Provence,
Naimes le duc, Anthelme de Mayence :
« En tels vassaus on doit avoir fiance,
Et bien est fou qui près d’eus désespère.
Si les Arabes à venir ne renoncent,
La mort Roland leur crois chèrement vendre. » Réport duc Naimes : « Que Dieu le nous accorde ! »
Charles appèle Rabel et Guineman ;
Ce dit le roi : « Seigneurs, je vous le dis, Tenez la place d'Olivier et Roland;
L'un ait l'épée et l’autre l'olifant.
Puis chevauchez au premier rang, devant, Et avec vous quinze milliers de Francs, De bacheliers, de nos meilleurs vaillants.