‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 143 sur 334 · Fail un galop d'essai · texte numérisé non relu

Fail un galop d'essai

2. C'est-à-dire : « après sa prière à Dieu et à saint Pierre. » — 3. C'est-à-dire : « Celui-ci est digne de porter couronne. »

Par tout le champ ceus de France descendent.

Plus de cent mille s’en adoubent ensemble ; Armures ont qui bellement leur siéent, Chevaus courants et les armes moult gentes ; Puis, sont montés ?, y sont moult bien appris; S'ils trouvent où, bataille livrer pensent.

Les gonfanons sur leurs heaumes leur pendent. Quand Charles voit si belles contenances,

En appela Jusserand de Provence,

Naimes le duc, Anthelme de Mayence :

« En tels vassaus on doit avoir fiance,

Et bien est fou qui près d’eus désespère.

Si les Arabes à venir ne renoncent,

La mort Roland leur crois chèrement vendre. » Réport duc Naimes : « Que Dieu le nous accorde ! »

Charles appèle Rabel et Guineman ;

Ce dit le roi : « Seigneurs, je vous le dis, Tenez la place d'Olivier et Roland;

L'un ait l'épée et l’autre l'olifant.

Puis chevauchez au premier rang, devant, Et avec vous quinze milliers de Francs, De bacheliers, de nos meilleurs vaillants.

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