‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 150 sur 334 · Orrez, futur de ouir · texte numérisé non relu

Orrez, futur de ouir

Pas n'ont besoin de heaume, de haubert ; En la bataille sont félons et cruels.

L'émir encor dis échelles ajoute :

La première est des géants de Malprouse, L'autre est de Huns, et la tierce de Hongres, Et la quarte est de Baldise la longue,

Et la quinte est de ceus de Val-Peineuse,

Et la sixte est de Joi et de Mareuse,

Et la septme est de Leus et d'Astrimoines, L'huitme est d'Argoille, la neufme de Clairbonne, Et la dîime est des barbus de Val-Fonde:

C'est une gent qui Dieu n'a aimé onques.

Ces trente échelles la geste nous dénombre.

Grande est l’armée, les trompeltes y sonnent; Païens chevauchent, bien ont vaillante mine.

L'amiral est homme riche et puissant, Par devant soi fait porter son Dragon, Et l'étendard Tervagan et Mahon!,

Et une image d'Apollon le félon.

Dis des païens chevauchent environ, Moult hautement ils criënt un sermon :

« Qui par nos dieus veut être protégé,

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