‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 155 sur 334 · Æ€CLXX · texte numérisé non relu

Æ€CLXX

Clair fut le jour et le soleil luisant,

Les osts sont belles, et les bataillons grands, Rangéës sont les échelles devant.

Rabel le comte et le preus Guineman Lâchent les rênes à leurs chevaus courants, Ïls éperonnent, et se lancent les Francs;

Ils vont férir de leurs épiés tranchants.

Rabel le comte est chevalier hardi.

Son cheval pique des éperons d'or fin,

Il va férir Torleu, le roi persan :

Écu ni brogne ne put son coup parer,

L'épié doré lui a dans le corps mis,

Et mort l’abat sur un buisson petit.

Disent Français : « Que Dame-Dieu nous aide ! Charle a le droit ; ne lui devons faillir. »

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