‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 157 sur 334 · CCLXXIII · texte numérisé non relu

CCLXXIII

Malprime siét sur un cheval tout blanc,

N le conduit en la presse des Francs ;

D'heures en autres?, grands coups y va frappant, L'un mort sur l’autre souvent va renversant.

Tout le premier s'écrië Baligant :

« Les miens barons, nourri vous ai longtemps, Voyez mon fils qui Charles va cherchant,

Et de ses armes tant de barons frappant ;

Meilleur vassal que lui je ne demande.

Secourez-le de vos épiés tranchants ! »

À ces paroles, païens viennent devant,

Durs coups y frappent, moult est le combat grand. La bataille est merveilleuse et pesante,

Ne fut si forte ni depuis ni avant.

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