‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 168 sur 334 · PRISE DE SARAGOSSE · texte numérisé non relu

PRISE DE SARAGOSSE

Païens s'enfuient, comme Dieu l'a voulu ;

Les suivent Francs et l’empereur avec.

Ce dit le roi: « Seigneurs, vengez vos deuils, Et soulagez vos désirs et vos cœurs!

Car ce matin vous vis pleurer des yeus. »

Répondent Francs: « Sire, bien il le faut. »

Chacun y frappe aussi grands coups qu'il peut ;

Peu s’en sortirent de ceus qui furent là.

Grand est le chaud, se lève la poussière.

Païens s'enfuient, et Français les talonnent ; La fuite dure jusques à Saragosse.

Dessus sa tour montée est Bramimonde,

Et avec elle ses clercs et ses chanoines

De fausse loi ‘, que Dieu jamais n’aima ;

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