Ferté — forteresse
rm. A nn times RE és s de nain din mp et Se Er CT ne
Quand les païens furent morts et vaincus (Ceus qui étaient de la cité sortis), Arrière tournent Aimeri et les siens.
Les avait Charles de sa tente bien vus, Comment ils ont les païens combattus.
Bien sut et vit qu'Aimeri pas ne fut À la quintaine, où les autres joutèrent, Et l'empereur moult grande joie en eut, De ce qu'ainsi se furent comportés.
À leur rencontre il va, n'y attent plus; Vers Aimeri sont les barons venus.
Le roi le voit, et lui fait tel salut :
« Aimeri sire, que vous est advenu ?
Les Sarrasins vous avez combattu, Et de mes ordres ne vous est souvenu!
Votre promesse mal vous avez tenu :
Sur la quintaine n'avez un coup frappé.
— Pardon, beau sire, le comte a répondu, Point n’ai voulu mal faire, par Jésus!
Mais on aurait à ma honte tenu Que je frappasse dessus un vide écu.
Mieus vaut que j'aie éprouvé ma vertu Sur les païens sortis de la cité.
Dieu aidant, qui en sainte crois fut mis, Je n’aimerai Sarrasins mécréants
À nul Jour de ma vie. »
AXXI
De ce qu'a dit le preus comte Aimeri,
Charles le roi en a volontiers ri.
Lors se désarment les chevaliers de prisi, L'eau ils demandent?, au manger sont assis ; Des mets qu'ils eurent ne veus faire devis, Bien sont servis les comtes et marquis.