‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 203 sur 334 · C’est-à-dire: « il est juste qu'il ait Narbonne · texte numérisé non relu

C’est-à-dire: « il est juste qu'il ait Narbonne

Haubert ou heaume, ou épéë luisante, Assez en put avoir à son désir.

Dieu ! tant y trouvent pain et vin et froment, Et chair salée, et fraîche également!

La cité bien a garnie Agolant, Et ses trois frères, qui furent rois puissants ; Mais les deus furent plus fous et imprudents, Qu'étaient restés en Narbonne la grand.

Comte Aimeri au courage vaillant À ces deus pris, par lui et par ses gens :

Rendus s'étaient quand ils n’en purent mais.

Et Aïmeri les a fait aussitôt En prison mettre, sans que nul les défende, D'où ne sortirent depuis, de leur vivant.

Et les deus autres peuvent dorénavant Bien à loisir aller secours cherchant; Car Charlemagne, le roi aus cheveus blancs, Et Aimeri, qui tant eu de vaillance, Cette nuit-là couchèrent au palais,

Eus et leur compagnie.

XXX VII

Quand Charlemagne, le roi, eut ainsi fait Qu'’eut pris Narbonne, qui tant est à louer, Le pouvez croire, grand joie en dut mener.

Des synagogues tira les Mahomets!,

L'or et l'argent fit en morceaus couper,

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