‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 23 sur 334 · Messages — messagers · texte numérisé non relu

Messages — messagers

Chrétien sera, de moi tiendra ses marches.

Mais je ne sais si vraiment le veut faire. »

Disent Français : « Il y faut prendre garde. »

L'empereur Charles eut son discours fini.

Roland le comte, qui ne l’approuve mie, En pieds se dresse et lui vint contredire.

I dit au roi : « A tort croirez Marsile.

Sept ans y a qu’en Espagne nous vinmes ; Je vous conquis et Noples et Commibles, Pris ai Valtierre et la terre de Pigne,

Et Balaguer, et Tudèle, et Séville.

Le roi Marsile s’y conduisit en traître ; De ses païens il vous envoya quinze, Chacun avait une branche d'olive;

Ils vous portèrent ces paroles, les mêmes.

À vos F rançais un conseil vous en prites : Vous le donnèrent un peu légèrement.

Deus de vos comtes au païen vous transmites, L'un fut Basan et l’autre fut Basile :

En prit les têtes dans les monts d'Haltoie.

Faites la guerre com l'avez entreprise, En Saragosse conduisez votre armée, Mettez le siège à toute votre vie ?.

Et vengez ceus qu'un félon fit occire. »

1. « Ses marches », c’est-à-dire : son pays, proprement pays frontière.

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