‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 247 sur 334 · ACI · texte numérisé non relu

ACI

Moult font grand joie les chevaliers vaillants, Dedans la tour s'armèrent sur-le-champ.

Pendant que s’arment les hardis combattants, Vint Aimeri, des éperons piquant,

Près de lui Hugues sur son cheval courant.

Cinq cents étaient au premier rang devant, Dont chacun est armé bien à son gré.

Et quand les virent venir les Allemands,

N'y eut celui de mine ne changeät.

Dit Savari : « Seigneurs, par Dieu le grand, Ceus qui ci viennent, à mon bon escient,

Ne nous sont pas, sachez-le, bienveillants.

Or on verra qui me sera aidant :

Gardez mon corps, pas plus ne vous demande; C’est Aimeri qui ci vient chevauchant,

Avec lui mène le rude combattant

Qui emmena mon bon cheval courant ;

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