‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 274 sur 334 · Pour se laver les mains avant le repas · texte numérisé non relu

Pour se laver les mains avant le repas

Mainte richesse y fut, ce jour, montrée, Maint bassin d'or, mainte toile brodée, Et maint hanap, mainte coupe dorée.

Nul n’a jamais vu plus belle assemblée.

Les nappes mettent ! en bas de la prairie ; Quand mises furent, en tous sens occupaient, C'est vérité, plus d’une arbalètée ?.

Tous ceus qui veulent y purent bien manger ; Nul ne se vit les vivres refuser, À volonté furent à tous donnés.

Des mets qu'ils eurent le devis ne vous fais, Mais nulle gent ne fut mieus honorée Qu'ils ne le furent en bas de la prairie,

Aus noces sous Narbonne.

Huit jours durèrent les noces d’Aimeri ;

Si largement chaque jour que j'ai dit,

Furent les riches et les pauvres servis:

De telles noces nul n’a ouï parler.

Après huit Jours, ils se sont séparés,

Girard s’en va, sans plus s’y arrêter,

Droit à Vienne, ses hommes avec lui,

Aussi sa femme, Guibour, au corps bien pris.

En leurs pays vont les comtes hardis, Dedans Narbonne ont laissé Aimeri

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