‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 294 sur 334 · Notre religion · texte numérisé non relu

Notre religion

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L'or etl'argent ils en ont arraché,

Et la jointure font au comte baiser,

Puis en font crois! sur son heaume d'acier, Contre le cœur, et devant et derrière.

De tel joyau, ce jour, eut grand secours :

N'y eut plus homme qui le pût entamer, Sinon autant qu’épais sont deus deniers.

Alors il monte sur le vaillant destrier,

À son cou pent l’écu écartelé,

Et en son poing tient un tranchant épié.

De là au tertre ne voulut s'attarder.

Moult le regardent païens et Sarrasins ; Dit l’un à l’autre : « Voilà beau chevalier, Et preus et sage, courtois et bien appris; Si son pareil à combattre il avait,

En commençant fière lutte y aurait,

Mais vers? Corsolt sa force point ne vaut, Souci n'aurait de quatorze semblables. »

Le roi Galafre de sa tente est sorti,

Bien est en roi et chaussé et vêtu.

Le tertre avise et celui qui futsue,

Dit à ses hommes : « Le Français est venu ; Est sur le tertre, bien lui siét son écu.

Il doit combattre vers Corsolt le membru, Mais près de luiest chétif et menu;

Avec la relique, ils font le signe de la crois.

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