‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 295 sur 334 · Contre · texte numérisé non relu

Contre

Bien peu vaudraient Mahomet et Cahu,

Si par Corsolt tôt il n’était vaincu. »

Le roi le mande!, et il yest venu,

Lui va encontre, les deus bras étendus :

« Neveu, dit-il, bien soyez-vous venu!

Vois? le Français sur le tertre battu,

Contre l'attaque est ferme et résolu. »

Répont Corsolt: « Mort est et confondu !

Puisque le vois, ne sera attendu #.

Or tôt mes armes! Qu’attendrais-je de plus ? » Ils y coururent, sept rois et quinze ducs, Les lui apportent sous un arbre ramu.

Mais de tels armes ne crois qu'y en ait plus: Si un autre homme les eût au dos vêtu, N'eût pu bouger, pour tout l'or qui onc{ fut.

Quatorze rois armèrent le guerrier.

Au dos lui vêtent une brogne d'acier, Déssus la brogne un blanc haubert doublé.

Puis ceint l'épée, dont bien tranche l'acier: Toise eut de long, de large demi-pied. Avait son arc et son carquois lacés,

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