‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 313 sur 334 · Faire justice de · texte numérisé non relu

Faire justice de

2. C'est-à-dire : « Richard et ses barons voulurent frapper Guillaume, etc. » Voyez un peu plus loin.

Gardez-le bien ; s’il se va divertir,

Qu’avec lui mène au moins cent chevaliers ; Car, par l’apôtre qu'invoquent pèlerins,

Si j'apprenais nouvelles au retour,

Qu'’eût eu Louis ici quelque dommage,

Ne vous pourraient tous vos ordres! sauver Que ne vous fisse tous les membres trancher. » Répont l'abbé: « Vos paroles perdez :

Sera gardé mieus que saint du moutier. »

Comte Guillaume fut moult bon chevalier, Par la contrée a ses brefs ?* envoyés,

Et fait mander les barons chevaliers.

Avant que fussent quatorze jours passés, En assembla plus de trente milliers,

Puis s’en allèrent et vinrent à Poitiers.

Resta Guillaume, depuis, trois ans entiers, Où chaque jour eut le heaume lacé,

Ceinte l'épée, armé sur le destrier.

N'y eut de fête, où l’on doive prier,

Jour de Noël, que l’on doit célébrer,

Où il ne fût armé et haubergé.

Grand pénitence“ souffrit le chevalier, Pour son seigneur soutenir et aider.

1. C'est-à-dire : « votre qualité de prêtre. » 2. Ses lettres.

Page 1