‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 315 sur 334 · C'est-à-dire : « au centre même de la ville · texte numérisé non relu

C'est-à-dire : « au centre même de la ville

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En une chose moult il fut imprudent,

Que par la terre au duc Richard le vieus Ainsiosa passer et chevaucher,

Lui qui frappa son fils du grand levier. Fié s'était Le noble chevalier

En ce qu'avait avec lui fait la pais.

Mais cet accord ne valut un denier,

Car le voulurent? ensuite à mort frapper.

« Vrai, dit Richard, bien devrais-je enrager, Quand par ma terre vois celui chevaucher Qui m'a ravi le meilleur héritier

Qui jamais fut pour terre gouverner.

Mais, par l'apôtre qu’à Rome on va prier, Avant quil parte, moult sera courroucé.

— Au nom de Dieu, disent ses chevaliers, En cette ville ne soit par vous touché,

Car les bourgeois bien lui voudraient aider.

Trahison n'est pas bonne à commencer. »

Et dit Richard: « D'autant plus je le hais.

Je manderai au duc par amitié

Qu'’avec lui veus en France chevaucher ; Nous serons seize, et tous moult bien armés.

S1 de ses gens le pouvons éloigner,

Chacun aura un bon couteau d'acier,

Là sera-t-il mis à mal et occis. »

À lui s'engagent * les quinze chevaliers ;

1. Après avoir l'ué son fils d’un coup de levier, d’un coup de pieu. Voyez ci-dessus, laisse XLVI.

2. Richard et ses gens voulurent, etc., comme on va leraconter.

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