‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 48 sur 334 · Quine soil auparavant payé à coups d'épée · texte numérisé non relu

Quine soil auparavant payé à coups d'épée

Tu crus qu'aurais laissé tomber le gant, Comme tu fis le bâton devant Charles! ! »

Roland le comte s'adresse à Charlemagne :

« Donnez-moi l'arc que vous tenez au poing.

Mien escient, ne sera reproché

Que il me tombe ?, com fit à Ganelon

Votre gant droit, quand reçut le bâton. »

L'empereur Charles tint la tête baissée :

Tira sa barbe et tordit sa moustache,

Et ne se put retenir de pleurer.

Après cela, y est Naimes venu :

Blanche eut la barbe et tout le poil chenu, N'est en la cour meilleur vassal que lui, Et dit au roi: « Bien l'avez entendu; Roland le comte, il est moult irrité.

L'arrière-garde lui est attribuée,

N’avez baron qui s'en charge pour lui.

Donnez-lui l’arc que vous avez tendu,

Et lui trouvez qui puisse bien l'aider. »

Le roi lui donne, et Roland le reçut.

1. Voyez la laisse XXVII. D'après cette laisse, c’est le gant, et non le bâton, qui était tombé. C'est ainsi, d’ailleurs, que l'incident est présenté quelques vers plus loin.

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