‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 49 sur 334 · Lui donne l'arc · texte numérisé non relu

Lui donne l'arc

L'empereur Charles s'adresse à sôn neveu :

« Mon beau neveu, sachez en vérité,

De mon armée vous donnerai moitié :

Acceptez-les, c’est pour votre salut. »

Ce dit le comte : « Je n’en veus faire rien.

Dieu me confonde, si je démens ma gloire !

Vingt mille Francs! retiendrai bien vaillants. Passez les ports, sire, tranquillement !

À tort craindrez nul homme en mon vivant. »

LX VII

Roland le comte est monté sur un mont.

Revêt sa brogne, meilleure ne vit-on,

Lace son heaume qui fut fait pour baron,

Ceint Durandal dont le pommeau est d’or,

Au cou se mit un écu peint à fleurs,

Ne veut monter sinon sur Veillantif#.

Tient son épié, blanc est le gonfanon,

Les franges d'or lui battent au pommeau.

Or verra-t-on qui l’aimera ou non.

Disent Français : « Et nous vous y suivrons! »

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