‹ Chansons de geste. Roland. Aimeri de Narbonne. Le couronnement de Louis. Traduction de Léon ClédatChapitre 52 sur 334 · Quelque mauvaises que soient les nouvelles · texte numérisé non relu

Quelque mauvaises que soient les nouvelles

Roi Almaris, du règne ! de Beauferne, Dure bataille leur livra ce jour même.

En Roncevaux est l’empereur entré.

A l'avant-garde fut le baron Ogier ;

De ce côté ne faut rien redouter.

Roland resta pour les autres garder,

Et Olivier et tous les douze pairs,

Des Francs de France vingt mille bacheliers.

Bataille auront, que les secoure Dieu!

Il le savait, le traître Ganelon ;

Mais l’a celé pour l'avoir qu'en reçut.

Hauts sont les puys, et les vals ténébreus, Les roches noires, les détroits merveilleus.

Lors y passèrent Français pour leur malheur : De quinze lieues on entent la rumeur.

Lorsqu'ils arrivent à la Terre Majeur*,

Virent Gascogne, la terre à leur seigneur.

Il leur souvient des fiefs et des honneurs,

Et des pucelles, et des nobles épouses.

Pas un n'y a ne pleure * de pitié.

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