XII EXPLICATION DES ARCHAÏSMES
de la forme adjective »20n. On a de même le fien pour ton, le sien pour son, etc. On trouve aussi #4en (sans le) pour mon. Voyez escient.
Mil : Pour mille. À l'origine, mille était le pluriel de nil, mais les deus mots se sont employés de bonne heure l'un pour l'autre.
Monijoie : Cri de guerre des Francais, et nom de l'enseigne de Charlemagne. Mot d'origine très incertaine.
Montant : Valeur, dans les locutions telles que « n'en pas donner le montant d'un bouton ».
Moult : Beaucoup, très, beaucoup de. — Nous avons conservé à ce mot la forme sous laquelle il est connu ; mais la forme correcte serait moult.
Moutier : Église; monastère.
Mul : Masculin de rule. Nous n'avons aujourd'hui que le diminutif »aulel.
Nasal: Partie du heaune (Voyez ce mot), qui protège le nez.
Nôtre (le): Pour notre. Voyez mien.
Olifant : Éléphant, ivoire, cor d'ivoire.
Onques: Jamais.
Ost : Armée, camp.
Parage : Comme lignage. Voyez ce mot.
Parmi: Peut s'employer en parlant du milieu d'un objet.
Puy : Monlagne.
Riére-garde : On a substitué dans ce mot le composé « arrière » au simple « rière » — latin re{ro.
Senestre : Gauche.
Sien (le) : Pour son. Voyez mien.
Sire : S'emploie pour seigneur, même au vocatif. Un roi s'adressant à un vassal l’appélera sire.
Sommier: Cheval destiné à porter les fardeaus, bête de somme.
Targe : Espèce de bouclier (rond ?;.
Tien (le) : pour /on. Voyez mien.
Vaincre une bataille : La gayner.
Val : Vallée. Le pluriel archaïque est vaus, conservé dans la locution « par monts et par vaus ». En dehors de cette locution, nous employons le pluriel « vals ».
Vassal : S'emploie souvent, par extension, pour seigneur, baron (Voyez ce mot), vaillant chevalier. Adjectivement, il équivaut à vaillant.
Ventaille : Voyez haubert.
Véprée : Soir.
Vôtre (le) : Pour votre. Voyez mien.