‹ Chansons de Gustave NadaudChapitre 110 sur 249 · MA SOEUR · texte numérisé non relu

MA SOEUR

L*ainitié n*est pas aussi tendre ; L'amour n'a pas tant de douceur; O vous qui n'avez pas de sœur, Vous ne pouvez pas me comprendre.

Pourquoi vous dirais-je son nom?

Des lettres vous la peindraient-elles?

Sans doute il en est de plus belles ; En est-il de meilleures?... Non !

Elle est pour moi la souvenance, Le parfum du pays natal; Son sourire est un pur cristal -• Où se réfléchit notre enfance.

De nos plaisirs , qu'elle confond , Ma part est toujours la meilleure; Le souci léger qui m'effleure Est pour elle* un chagrin profond.

L'amitié n'est pas aussi tendre.

L'amour n'a pas tant de douceur ; O vous qui n'avez pas de sœur, Vous ne pouvez pas me comprendre.

On se découvre à son aspect; Nul regard impur ne la blesse ; Honorée avant la vieillesse.

Elle commande le respect.

Elle est mon soutien et mon juge ; Dans son cœur j'ai placé ma foi , Dans sa conscience, ma loi.

Et dans sa bonté, mon reftige.

Celle dont j'aime à vous parler, G*est ma sœur ou bien c'est la vôtre , Car, que je chante l'une ou l'autre, Elles doivent se ressembler.

L'amitié n'est pas aussi tendre , L'amour n'a pas tant de douceur; 0 vous qui n'avez pas de sœur, Vous ne pouvez pas me comprendre.

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