‹ Chansons de Gustave NadaudChapitre 141 sur 249 · L'ATTENTE · texte numérisé non relu

L'ATTENTE

J'attends mon amie. Je l'attends, l'œil arrêté Sur le cadran argenté.

Aiguille endormie y Gomme moi vous l'attendez ; J'avance et vous retardez.

J'attends mon amie.

J'attends mon amie.

Tout est prêt ; je vois là-bas Nos fauteuils , qui ne sont pas

De l'Académie y Et le tabouret boiteux Où quatre pieds en font deux.

J'attends mon amie.

J'attends mon amie.

Voici les fleurs de saison ; Elle apporte en ma maison

Son économie ; Elle ne veut qu'im bouquet De lilas ou de muguet.

J'attends mon amie.

J'attends mon amie.

Je lis un livre récent ; Il me parait amusant

Gomme Jérémie;

Et je ne me souviens plus

Des chapitres que j'ai lus.

J'attends mon amie.

J'attends mon amie. L'heure ! . . . aurait-elle oublié ?. .

Ah ! mon âme , par pitié ,

Restez affermie.

Au rendez-vous indiqué A-t-elle jamais manqué?

J'attends mon amie.

J'attends mon amie.

Si pourtant quelque malheur?...

Hier, je voyais sa pâleur. . .

Déjà la demie { Aiguille , vous avancez. . .

Non, car vous me l'annoncez :

J'entends mon amie.

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