‹ Chansons de Gustave NadaudChapitre 93 sur 249 · CHANSON PERSANS · texte numérisé non relu

CHANSON PERSANS

Ce n'était pas le jour encore ; Ce n'était plus la nuit déjà ; Je voyais s'élargir l'aurore Dans le jardin de Téhadja.

Les rossignols , sous la feuillée, De l'aube fuvant le retour.

Charmaient la nature éveillée Par le dernier chant de l'amour.

Les fleurs humides de rosée Se relevaient de leur sommeil , Et prenaient leur teinte irisée En se tournant vers le soleil.

La source , miroir des étoiles , Ne peig[nait plus le ciel changeant, Et, comme une vierge sans voiles, Laissait voir son sable d'argent.

Et je pensai lors a ma belle :

Rossignols, vos chants sont moins doux ; Fleurs, vous ne brillez pas comme elle; Source, elle est plus pure que vous.

Page 1