LA DUSE.A PARIS
Air : L'expulsion des Princes.
On n'en ûnira donc jamais Avec toutes ces exotiques!
. Elles ont du talent, oui, mais Elles sont surtout très pratiques.
La Dase, par exemple, eh bien !
Qui nous prouv' qu'elle est tragédienne?
Eli* n' jou* jamais qu'en Italien :
Ta pas d' danger qu'on la comprenne.
* Cette chanson, très antérieure à celles qui sont réunies ici, devait figurer dans le 2» volume des Cbamons rosses. Une erreur de mise en i^j^ges ût qu'elle n'y parut pas.
6o Chansons de la Boite
En scène, on dit qu'avec ses yeux, Elle pleure de la vrai' larme.
Et, quand eir rit, c'est encor mieux :
Eir rit si bien qu'eir vous désarme.
Elle est naturelle, ô combien!
C'est l'illusion d'ia vie eir-même...
Mais, comme ell' n' vit qu'en Italien, On n* voit pas toujours le système.
Quand eir joue un" scën* de passion, On prétend qu'elle est magnifique, Eir donn' Tidé' d' la possession : Elle a Tair d'un* femme hystérique.
Seurment, en France, on n' sait pas bien Quand eli' jou cett* scène, et, pour cause ; Elle n'aim' jamais qu'.cn Italien !
Il parait qu c est pas la ména chose!...
Aussi, j' saisis pourquoi Sarali
La laissa jouer à la Renaissance,
Jamais ell' ne la dégot*ra:
On comprend que F Français, en France.
Et, moi, j' conseille au Parisien
De l'attraper, comme ell* l'attrape :
Puisqu'eir n lui sert que d' l'Italien,
Qu'il ne la pai' qu'en piéc's du Pape I