LA LÉGENDE DU VIEUX DÉMOCRATE
Aux Républicains de la Haute G>ttr.
Air: Ten souviens-iu,
C'était un vieux Démocrate farouche
Qui» sous l'Empir', criait : ce  bas i'Emp'reur ! »
Dla Liberté, il avait plein la bouche :
Ça lui r montait naturellement du cœur I
Comm'ysous r£mpire, on n'admettait qu'personne,
A r£mpereur, ne donnât pas raison.
En attendant quTheur' d'ia Liberté sonne... )
[ bis.
On le fourrait carrcnient en prison ! )
Dans sa prison, TDémocrate farouche Continuait d'crier : (c A bas l'Emp'reur 1 »
io6 , C /lançons de la Boîte.
11 n'avait plus à'IÂherU qu'dans la bouche, 11 n' pouvait plus guère en avoir ailleurs !
11 maudissait TRégime autocratique, £t déclarait : (i On verra ! ou verra !
« Qjiaud nous aurons, enûn, la République, )
• bis,
« Tout Tmond' pourra crier tout c' qu'il voudra 1 )
Trente ans après TOémocrate faroudie,
Continuait d'crier : « Â bas r£mp'reur I »
La Liberté restait bien dans sa bouche
Mais commençait à lui fair' mal au cœur 1
C'est qu'nous étions, eniin, en République,
lit qu' c'était à son tour de gouverner :
Plus il dev'nait un profond politique, \
î bis.
Plus il sentait ses idc's s modifier ! )
Si bien, qu'un jour, rOcniocrate farouche Qui, sous TEmpir', criait : « A bas l'EmpVeur I » Qu'avait le mot à! Lîbertl ^léin la bouche, Eut UQ bien singulier élan du cœur :
Comme il passait sur un* place publique Où, sous l'Empire, il bxailla bien des fois.
Un homm* cria: (c  bas la République!... »] ... Il le fit mettre en prison pour six mois. ;
Moralité,
Quand vous verrez un Démocrat' farouche Qui, sous TEmpir' criait : <x A bas l'EmpVeurl » Gardez-vous bien, d'vant lui, d'ouvrir la bouche Pour trouver un autre régiui meilleur î
Oigitized by
io8 Chansons de la Boîte.
Car y se souv'uaat des prisons de rEmpire, £t, dans le but de vous les éviter.,, D'vant la Haut' Cour, il vous ferait traduire...^ A moins qu'il ne vous fass' guillotiner ^