HIVERS PARISIENS
Lucides hivers
Que mirent les miroirs lisses
Des tavernes aux feux clairs,
Rien n'égale vos artifices.
Le regret
Des montagnes et de la mer
S'est dissipé depuis l'automne,
La Terre n'a plus sa couronne
De rayons légers et de fleurs ;
Mais dans votre atmosphère
De grande serre,
La blancheur laiteuse des lys
Renaît aux épaules des femmes,
Leurs lèvres, roses sanglantes
Saignent parmi de jolis groupes ;
Au fond des prunelles changeantes
Passe un beau reflet de printemps,
D'eaux vives et de noirs étangs.
Et sous le ciel
De vos jardins artificiels
Qui bouge.
Un tzigane
Qui se pavane
Semble un grand dahlia rouge.