‹ Chansons de mer et d'outre merChapitre 17 sur 66 · HIVERS PARISIENS · texte numérisé non relu

HIVERS PARISIENS

Lucides hivers

Que mirent les miroirs lisses

Des tavernes aux feux clairs,

Rien n'égale vos artifices.

Le regret

Des montagnes et de la mer

S'est dissipé depuis l'automne,

La Terre n'a plus sa couronne

De rayons légers et de fleurs ;

Mais dans votre atmosphère

De grande serre,

La blancheur laiteuse des lys

Renaît aux épaules des femmes,

Leurs lèvres, roses sanglantes

Saignent parmi de jolis groupes ;

Au fond des prunelles changeantes

Passe un beau reflet de printemps,

D'eaux vives et de noirs étangs.

Et sous le ciel

De vos jardins artificiels

Qui bouge.

Un tzigane

Qui se pavane

Semble un grand dahlia rouge.

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